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La période des Fêtes chez nos ainés en temps de pandémie


La période des Fêtes chez nos ainés en temps de pandémie

Que ce soit pour des baptêmes, des noces d’Or ou de bronze, les personnes âgées aiment célébrer en famille ou entre amis. Toutes les occasions sont un prétexte pour des retrouvailles. Malgré la pandémie, ce besoin de créer des occasions de rencontres et de réjouissances avec nos proches existe plus que jamais dans le cœur de nos aînés.


Soyions créatif dans cette période de pandémie


Or, il semble que ces moments de réjouissances, pourtant si précieux à leurs yeux, ne seront pas autorisés cette année. À la période actuelle, déjà très anxiogène pour les ainés, viennent donc hélas s’ajouter de grandes préoccupations en ce qui a trait aux habituelles rencontres familiales du temps des Fêtes. La créativité s’avère plus que jamais nécessaire. Parmi les merveilleuses idées mises en place afin de recréer des moments magiques des Fêtes dans le contexte actuel citons celle d’une amie d’Huma: L’heure du conte avec les petits enfants via Facetime. Tous les soirs, une courte histoire leur était racontée par l’entremise de marionnettes fabriquées à la main. Ce petit rituel alliant tradition et nouvelle technologie a permis aux petits-enfants de vivre des rencontres inoubliables avec Mamie et Papi.


La cohabitation intergénérationnelle gagne en popularité


Les contraintes liées au confinement ainsi que les mesures de sécurité entourant les ainés auront eu comme impact de soulever des questionnements au sein de familles. De ce fait, le modèle de cohabitation intergénérationnelle gagne en popularité depuis le début de la pandémie. De plus en plus de familles échaudées par les dommages collatéraux de l’isolement des aînés décident ainsi de ressembler plusieurs générations sous un même toit. Plusieurs d'entre elles souhaiteraient d’ailleurs que le gouvernement encourage davantage ce mode de vie.


La popularité des habitats multigénérationnels s'explique par plusieurs facteurs. D’abord, les familles veulent se regrouper en raison de la crise sanitaire puisque cela comporte d’intéressants avantages économiques notamment en ce qui concerne le partage des dépenses.


Deuxièmement, comme c’est le cas pour bien des familles immigrantes, il y a le facteur culturel. Pour eux, il s’avère naturel que les ainés soient pris en charge par leurs enfants ou les autres membres de leurs familles. Il s’agit d’un simple retour du balancier, un mode de vie qui, au sein des familles québécoises, n’est pas systématiquement envisagé.


Et troisièmement, pour vaincre l’isolement et favoriser la collaboration entre les générations.


Gardons l'esprit de famille


En 2020, les trois quarts des femmes âgées ont eu des enfants et presque toutes ces mères sont aujourd’hui des grands-mères. Les relations familiales sont ainsi au cœur de la vie de plusieurs d’entre elles. Il n’est donc pas rare que certaines grands-mères aient aussi d’importantes responsabilités vis-à-vis leurs petits-enfants.


Ainsi, l’essor des bigénérations aura pour gains secondaires de faciliter les contacts avec les grands-parents sans pour autant briser les bulles de sécurité mises en place pour éviter la propagation du virus. Il s’agit d’une solution gagnante-gagnante surtout si la famille peut faire appel à de l’aide externe de façon sporadique pour les soins à domicile.


En plus de donner un coup de main pour les tâches domestiques ou pour offrir des moments de répit, il s’agira d’un gage de succès pour le maintien à domicile des personnes âgées en plus de contrer les effets dévastateurs de l’isolement sur la santé mentale des tous les membres de la famille.

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