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Un siècle de mémoire raconté par nos aînés pendant la pandémie



Avec le confinement, les personnes âgées ont été plus que jamais laissées à elles-mêmes. Plongés dans leurs souvenirs durant d’interminables heures, certains ont eu envie, dès que les visites furent permises, de raconter leur histoire qui s’échelonne sur près d’un siècle.


L’équipe d’Huma est privilégiée d’entendre toutes les anecdotes d’enfance, les soirées d’hiver sagement attroupé près de la radio, les joies et les peines entourant tous les travaux de subsistance. Écouter les personnes âgées nous raconter leurs mésaventures dans ce contexte avec un brin de nostalgie est certes émouvant. Comme tous les gens de leur époque, ils se sont bien entendu adaptés à l’évolution. Bien qu’ils apprécient les nombreuses facilités liées à la voiture moderne, on peut lire dans leurs yeux qu’il y avait, à leur époque, des valeurs d’entraide et de partage qui, gravitant autour des choses simples du quotidien.


Nos ainés ont vécu la plus grande évolution de tous les temps


En un siècle, plusieurs ont ainsi vécu l’avènement du téléphone en milieu rural, l’arrivée de l’électricité et de l’eau potable dans les maisons et dans les années soixante, l’apparition de la télévision. D’une enfance vécue à couper du bois pour se tenir au chaud au climatiseur réglable via une application cellulaire, ces gens ont vécu le progrès technologique à la puissance grand v.


Les cent dernières années ont donné lieu à d’innombrables inventions


Du cheval attelé à la carriole pour les emmener à l’Église le dimanche, nos ainés ont assisté à la grande évolution des moyens de transport au Québec. Leur mode de vie a dû conséquemment s’adapter aux changements. Autrefois, les familles devaient s’organiser autour des travaux de la ferme. Il fallait donc, pour pouvoir se déplacer, cultiver le foin servant à nourrir les chevaux puis, nettoyer les étables et prendre soin des bêtes.


De la campagne à la ville


L’exode rural vers les grandes villes a également engendré son lot de grandes adaptations. De la planche à laver et de la corde à linge, en passant par le tordeur jusqu’à la machine à laver à haute capacité, les femmes ont vu passer sous leurs mains gercées un siècle de révolution des méthodes de lavage domestique, les vêtements eux-mêmes ont beaucoup changé.


Le savoir faire du passé


Des bas de laine tricotés pour les hommes partant « bûcher » au nord, aux métiers à tisser des linges à vaisselle et nappes brodées à la main pour le « trousseau » de la future mariée, les ainés aiment se rappeler comment les choses étaient fabriquées avec ce petit cachet unique appartenant à celles et ceux qui aimaient partager leur savoir-faire avec tout un quartier, avec tout un village.


Un siècle d'histoire partagé


Cent ans d’histoires racontées par nos aînés a permis à l’équipe d’HUMA de constater qu’une grande fierté brille encore quelque part au fond des yeux de ces menuisiers, de ces couturières, de ces agriculteurs, de ces cuisinières qui ont bâti le Québec d’aujourd’hui. Dans leurs maisons de retraites bien méritées, leurs partages de vie prennent l’allure de diamants précieux pour lequel nous avons, chaque jour, le privilège d’être les gardiens.


Quand on y pense ! 100 ans - 400 saisons et 36 500 dodos…

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